Le Goncourt 2026 passe à huit romans avant la sélection des quatre finalistes
Philippe Jaenada, Sonia Devillers et Anne Godard restent en lice dans la liste annoncée le 6 octobre. Huit titres poursuivent désormais la course avant le choix des quatre finalistes.
L’Académie Goncourt a retenu huit romans dans sa deuxième sélection, annoncée mardi 6 octobre 2026.
Cette nouvelle étape du prix Goncourt maintient notamment en lice Philippe Jaenada, Sonia Devillers et Anne Godard. Leurs livres côtoient cinq autres titres dans une liste réduite par rapport à la première sélection. Un changement était par ailleurs intervenu avant l’annonce : l’Académie avait retiré le roman de Thélyson Orélien.
Franceinfo Livres rapporte à la fois la composition de cette deuxième sélection et le retrait antérieur de C’était ça ou mourir. Télérama Livres publie également la liste des huit romans retenus ainsi que le calendrier des prochaines étapes.
Les huit romans retenus dans la deuxième sélection
La liste du 6 octobre réunit huit œuvres de la rentrée littéraire. Elle ne les classe pas et ne désigne pas encore le lauréat. Elle précise quels livres poursuivent la compétition à cette date, avant une nouvelle réduction du nombre de candidats.
- Minotaure, de Boris Bergmann, publié par Albin Michel ;
- Le Fabuleux Piano, de Sonia Devillers, publié par Robert Laffont ;
- Nous aussi, d’Anne Godard, publié par Actes Sud ;
- La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel, publié par Gallimard ;
- L’Inconnue du quai de Javel, de Philippe Jaenada, publié par Flammarion ;
- Choses que je croyais perdues, de Clémentine Mélois, publié par L’Arbalète/Gallimard ;
- De l’autre côté du lac, de Sylvain Prudhomme, publié par Minuit ;
- La Guerre éternelle, d’Olivier Rolin, publié par Gallimard.
La sélection constitue un repère précis dans l’actualité des romans de la rentrée littéraire. Elle permet d’identifier les titres ayant franchi cette étape du prix, mais elle ne donne aucun ordre de préférence entre eux. La présence de chaque auteur concerne un ouvrage déterminé présenté pour l’édition 2026, et non l’ensemble de son œuvre.
Trois titres placent notamment leurs auteurs au centre de cette nouvelle phase :
- Philippe Jaenada concourt avec L’Inconnue du quai de Javel ;
- Sonia Devillers reste en lice avec Le Fabuleux Piano ;
- Anne Godard figure dans la sélection avec Nous aussi.
Ces trois livres prennent place aux côtés de ceux de Boris Bergmann, Yannick Haenel, Clémentine Mélois, Sylvain Prudhomme et Olivier Rolin. La liste associe ainsi chacun des huit écrivains à un seul roman. Elle n’apporte toutefois pas de présentation des intrigues, des thèmes ou des univers narratifs de ces œuvres.
Une liste resserrée avant le choix des finalistes
L’annonce du 6 octobre marque une réduction nette par rapport à la première sélection. Sept romans qui figuraient dans la liste initiale ne sont plus retenus à ce stade : Faire la peau de Louise Chennevière, Chronique d’un royaume perdu d’Ananda Devi, Joseph dans la nuit d’Olivier Grondeau, Je de Lilia Hassaine, Une forêt de Jean-Yves Jouannais, N’efface pas mes cercles d’Emma Marsantes et Bataille au procès de Patrice Trigano.

La deuxième sélection ne constitue donc pas une simple reprise de la précédente. Elle distingue les huit ouvrages qui poursuivent leur parcours des titres qui ne passent pas cette étape. L’annonce ne fournit cependant pas d’évaluation détaillée des choix effectués par les membres de l’Académie Goncourt et n’explicite pas les raisons propres à l’élimination de chacun des sept romans.
Plusieurs maisons d’édition restent représentées. Albin Michel, Robert Laffont, Actes Sud, Flammarion et Minuit comptent chacune un titre. Gallimard publie La solitude des professeurs est infinie et La Guerre éternelle, tandis que Choses que je croyais perdues paraît chez L’Arbalète/Gallimard. Cette répartition décrit la composition éditoriale de la liste sans indiquer la place que le jury accorde à chacun des livres.
Le calendrier annoncé prévoit encore deux rendez-vous. Les quatre finalistes doivent être désignés le 27 octobre, puis le prix doit être attribué le 3 novembre. Les huit romans demeurent donc en compétition au 6 octobre, mais la liste doit encore être divisée par deux avant la désignation du lauréat.
Le retrait de C’était ça ou mourir
Le roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, n’apparaît pas dans cette deuxième sélection parce que l’Académie Goncourt l’avait retiré avant l’annonce du 6 octobre. Son absence ne correspond donc pas uniquement au resserrement habituel entre deux listes : elle résulte d’une décision distincte prise en amont.
Selon Franceinfo Livres, ce retrait est intervenu alors que Thélyson Orélien était visé par des accusations de plagiat et de recours à l’intelligence artificielle. Il s’agit du motif rapporté par le média pour expliquer la décision de l’Académie. Cette formulation ne permet pas de présenter les accusations elles-mêmes comme définitivement établies.
La chronologie distingue clairement les deux épisodes. L’Académie a d’abord retiré le livre de Thélyson Orélien, puis elle a rendu publique une deuxième sélection limitée à huit ouvrages. Cette succession ne signifie pas que ce retrait explique chacun des autres changements entre la première et la deuxième liste. Les sept romans qui ne franchissent pas cette étape relèvent du resserrement de la sélection, sans motif individuel précisé dans l’annonce.
Le changement concerne ainsi directement C’était ça ou mourir, tandis que les huit œuvres annoncées le 6 octobre poursuivent leur parcours dans le prix. Pour Philippe Jaenada, Sonia Devillers, Anne Godard et les cinq autres auteurs retenus, le prochain repère sera la sélection des quatre finalistes prévue le 27 octobre.
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