Lausanne : le COMET réunit une quarantaine d’auteurs de BD indépendante à Pyxis
Gratuite, la troisième édition du marché COMET s’installe à Pyxis, face à la cathédrale, avec des ateliers de risographie et de sérigraphie, des tables rondes, une exposition sur Timéa Wenger et un concours pour les moins de 18 ans.
Lausanne accueille « samedi prochain », selon la dépêche de l’agence ATS parue le 9 octobre, la troisième édition du COMET, abréviation de « Comic Market ». Ce rendez-vous réunit la bande dessinée indépendante, celle qui se fabrique en micro-édition ou en auto-édition. Environ quarante auteurs, venus de Suisse et d’ailleurs, sont attendus à Pyxis, un lieu qui se présente comme une maison de culture tournée vers l’exploration numérique, installé face à la cathédrale. L’entrée est gratuite.
En bref
- Ce rendez-vous réunit la bande dessinée indépendante, celle qui se fabrique en micro-édition ou en auto-édition.
- La micro-édition désigne des livres produits en petits tirages par de très petites structures.
- Le reste tient en peu de mots : accès libre, des auteurs à rencontrer, des savoir-faire d’impression à découvrir et, pour les plus jeunes, une scène où montrer leurs premières planches.
Une précision de lecture s’impose : radiolac.ch et La Télé diffusent le même texte d’agence. Il s’agit donc d’une seule source d’information, pas de deux confirmations indépendantes. Ce texte ne donne ni la date précise du samedi, ni les horaires, ni la liste des participants.
Un marché inspiré du Comiket japonais
D’après l’ATS, le COMET reprend le principe du Comiket japonais. Pour qui ne connaît pas ce nom : il désigne un grand rassemblement où des créateurs vendent eux-mêmes leurs publications à un public venu flâner entre les tables. À Lausanne, l’idée tient dans un seul lieu et une seule journée, à l’échelle d’une ville de taille moyenne.
Le comité du COMET, cité par l’agence, souhaite faire rencontrer des auteurs au public et lui faire découvrir des œuvres « hors des circuits du grand marché ». Deux termes méritent d’être éclaircis. La micro-édition désigne des livres produits en petits tirages par de très petites structures. L’auto-édition, elle, place l’auteur dans le rôle de son propre éditeur, de la fabrication à la vente. Dans les deux cas, ces ouvrages se croisent rarement en librairie, et un marché de ce type offre l’occasion d’en parler directement avec la personne qui les a conçus.
Ateliers, tables rondes et exposition au programme
La journée ne se limite pas aux stands. L’annonce évoque plusieurs rendez-vous :
- Des ateliers créatifs de risographie, de sérigraphie et de création de fanzine. La risographie est un procédé d’impression qui superpose des encres de couleur et donne aux petits ouvrages un grain reconnaissable. La sérigraphie imprime à travers un pochoir tendu sur un cadre. Le fanzine est une petite publication artisanale, pensée et assemblée par ses auteurs.
- Des tables rondes, dont la dépêche ne précise ni les thèmes ni les intervenants.
- Une exposition consacrée à la genèse et au développement de « Je regarde dehors », l’ouvrage de Timéa Wenger, distinguée en 2025 par le Prix Töpffer de la jeune bande dessinée.
Cette dernière proposition ouvre une fenêtre sur la fabrication d’un livre : avant de devenir un album, un projet passe par des étapes, des essais et des choix que le public voit rarement. L’annonce n’indique pas quels documents seront montrés, mais l’intitulé laisse entendre un parcours qui suit le livre depuis ses débuts.
Un concours pour les moins de 18 ans
Le COMET réserve aussi une place à la relève. Le concours « jeunes talents », préparé avant l’événement, a pour thème « mystérieux » cette année. Il montre de nouveau de courtes bandes dessinées réalisées par des participants qui n’ont pas dépassé 18 ans, et les prix sont remis le jour même. Les participants repartent donc avec leur résultat sur place, au milieu du public.
Pour qui souhaite s’y rendre, le plus simple est de vérifier la date et les horaires auprès des organisateurs avant de se déplacer, puisque l’agence ne les mentionne pas. Le reste tient en peu de mots : accès libre, des auteurs à rencontrer, des savoir-faire d’impression à découvrir et, pour les plus jeunes, une scène où montrer leurs premières planches.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Fhwatson. Licence : CC BY 4.0.
